Je vois la distinction, et sur le principe elle s’entend. Le souci, c’est qu’en ligne, une interdiction “effective” pour les moins de 15 ans finit presque toujours par exiger un dispositif de vérification de l’âge, donc une forme d’infrastructure de contrôle qui touche mécaniquement tout le monde.
Mais derrière un objectif légitime de protection des mineurs, on peut très vite installer des outils beaucoup plus larges que le problème qu’on prétend traiter.
Surtout qu’il existait d’autres leviers, plus proportionnés, sans faire glisser tout l’espace numérique vers l’identification ou le filtrage généralisé : agir sur le design addictif des plateformes, imposer de vraies obligations aux services visant les mineurs, renforcer les contrôles parentaux, l’éducation numérique, la modération, et la responsabilité des plateformes sur leurs algorithmes et leurs recommandations.
